•  

    Il est un grand mur blanc

     

    où se brisent tes rêves,

     

    un espace entre-temps

     

    quand, gisant sur la grève,

     

    tu hurles sans espoir,

     

    sans âme et sans envie,

     

    au sein d'une nuit noire

     

    qui, soudain, t'envahit.

     

    Il n'est plus rien autour

     

    plus rien à l'intérieur

     

    et plus aucun amour

     

    ne chante dans ton cœur.

     

    Tu marches à pas comptés,

     

    encore quelques-uns,

     

    le grand fleuve Léthé

     

    te dessine un chemin.

     

    Ecoute, tu n'es plus,

     

    entends, tu n'es plus rien

     

    qu'un fragile fétu

     

    dans le flot du destin

     

    et tu coules, dissous,

     

    dans l'onde qui t'emporte

     

    lorsque, soudain, un fou

     

    glisse un mot sous ta porte.

     

    Il a écrit: « Je suis,

     

    ensemble nous nageons

     

    plus loin que l'infini

     

    vers un monde sans nom,

     

    univers à venir

     

    et sans doute à créer

     

    que nous ferons fleurir

     

    aux franges du passé.

     

    Il est un grand mur blanc

     

    où se gravent tes rêves,

     

    un espace d'autre temps

     

    où ta douleur s'apaise.

     

    Dans l'étrange fréquence

     

    de ce fragile instant

     

    vibre l'ultime chance

     

    de te sentir vivant.

     

    Il est un grand mur blanc.

     

     

     

     

     


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  • Fuck the past.....

    Il m'a dit: " Je t'attends ",

    suis venue éperdue,

     

    ai perdu tant de temps

    à parcourir les nues,

    à goûter la douceur

    d'un univers ouaté

    où chacun de mes pleurs

    fut toujours absorbé.

    Je suis venue pieds nus,

    pataugeant dans la fange,

    sachant, bien entendu,

    que me guidait un ange...

    Il m'a dit: " C'est ici

    que chaque lendemain

    dessine sur ta vie

    un tout nouveau chemin.

    Il m'a dit: " Je t'attends "

    et l'ayant entendu,

    je suis venue à temps

    et le passé n'est plus.....


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  • Etre humain,

    c'est savoir tendre la main

    et saisir la main tendue,

    y faire passer un courant

    de vie, d'amour, d'espoir.

    Ressentir la richesse de l'autre,

    ou sa détresse et pouvoir

    offrir ou recevoir.

    Mais, parfois, la main qui se tend

    n'est plus à ta portée,

    le courant l'a, déjà,

    loin de toi, emportée.

    Elle flotte à l'horizon

    et, au gré des marées

    te rejoint ou s'éloigne,

    te laissant, atterrée.

    Es-tu encore humain

    quand tu ne peux donner

    qu'un ersatz d'espoir,

    comme un rêve avorté?

    Qui es-tu, qui est l'autre,

    lorsque tu n'entends plus

    qu'un cri d'effroi

    qui te laisse sans voix?

    Es-tu encore humain

    lorsque la main tendue

    ne grave, sur ta page,

    que des mots inconnus?

    Aux franges du langage

    vibrent des mots brûlés

    que de sordides rages

    s'en viennent calciner.


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