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Tu marches doucement, à petits pas comptés, dans un brouillard givrant sur le pont des allers. Et le sol, sous tes pas, s'effondre lentement, jamais ne reviendra ce doux enchantement qui avait fait de toi, dans un fragile instant, dans un éclat de joie,...
Lire la suiteJe suis le rien, je suis le vide, je suis l'oubli. La transparence diaphane, l'endroit où chaque fleur se fane, où nulle ne s'épanouit. Je suis un gouffre vibrant d'émois, quelqu'un qui souffre, sans foi ni loi. Je suis au bout de mes errances et n'irai...
Lire la suiteJ'aurais aimé te dire que je vais vraiment bien, que nous restent à venir tes rêves et les miens. Mais le temps qui s'écoule me paraît incertain et j'entends que la houle ravage nos chemins. La tempête fait rage sous des cieux incertains apparaît une...
Lire la suiteD'où viens-tu? Je viens de naguère, me suis posée un instant aux rives de l'estran. Où vas-tu? Je navigue entre terre et mer, sans un mot, sans un geste et sans un mouvement, cramponnée aux franges du temps. Qu'attends-tu? Tout, rien et bien plus encore:...
Lire la suiteIl pleut. Le temps s'écoule goutte à goutte. De longues gouttes qui glissent sur le fil du temps. Il pleut, c'est un doux enchantement, une eau lustrale diluant mes errements, une eau létale , noyant mes espoirs renaissants. Il pleut et je goûte, goutte...
Lire la suiteIl est un étrange chemin menant je ne sais où, peut-être vers des lendemains pavés de mille courroux. Il existe une sombre voie aux accents rocailleux qui dessine devant mes pas le chant de mes aïeux. Il est, certes, un langage obscur et que je n'entends...
Lire la suiteComment tuer un artiste? C'est chose facile, tant ces gens sont fragiles. Il suffit d'un mot que l'on dit ou de celui que l'on ne dit pas. Il suffit d'un geste que l'artiste perçoit ou qu'il subodore. Si la critique est mortelle, l'indifférence, elle,...
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