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Par ARDUINNA
Mon ombre,
qui marche dans mes pas,
traçant derrière moi
ce sinistre sillage,
se glissant dans mes traces,
me laissant peu de place,
vampire de ma vie,
mon ombre épanouie,
lâche-moi, je t'en prie.
Ne dessine pas sur mon chemin
tes étranges desseins.
Me faudra -t -il, demain,
éteindre toutes lumières
pour que cesse enfin
notre commune guerre?
Ô, ma sœur ennemie,
changeant avec le jour,
je t'en prie, oublie-moi
dans tes rêves d'amours.
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